Interview le Figaro - Propriètés de France


Les prix de l'Est rattrapent ceux de l'Ouest


L’agence Diva est installée à Nogent-sur-Marne. Votre terrain, c’est le grand est parisien ?
Au moment de notre création, oui. Nous n’avons pas choisi de nous installer ici par hasard. Il y a beaucoup de très belles propriétés dans la région alors que cette zone n’est pas encore très exploitée, contrairement à l’ouest parisien. Mais nous élargissons ce secteur de recherche. Notre volonté est de couvrir progressivement l’ensemble de l’Ile-de-France et d’intervenir dans d’autres régions, comme la Bretagne, la Normandie, la Bourgogne et l’Aquitaine. En effet, notre démarche consiste à intervenir dans les différents endroits où notre clientèle est susceptible de nous solliciter.


Diva existe depuis…
Dix ans. J’ai mis en place ce projet avec deux associés, l’un s’occupe spécifiquement d’Internet qui est un domaine que nous soignions particulièrement et l’autre a une formation de notaire, ce qui nous permet d’avoir une grande rigueur sur le plan juridique. J’apporte la compétence commerciale et le management du projet. Nous sommes ainsi tout à fait complémentaires. Côté opérationnel, nous sommes quatre personnes à nous occuper des prospections et des négociations commerciales, dont une est basée en Bretagne.


Quel type de propriétés vendez-vous ?
Nous sélectionnons uniquement des biens de grande qualité. Des propriétés haut de gamme, des hôtels particuliers, des manoirs, des moulins et quelques châteaux. Au sein de notre équipe, une personne est entièrement dédiée à la rechercher et à la vente de châteaux.


Que pouvez-nous dire sur ce marché de l’est parisien ?
Si on coupe l’Ile-de-France en deux du nord vers le sud, on peut dire que ce marché “est” est en plein développement. L’ouest a longtemps été la référence pour les gens qui cherchaient du haut de gamme, mais on arrive aujourd’hui à une certaine saturation de ce marché, notamment au niveau des prix et de la disponibilité. Environ 40 % de notre clientèle vient de Paris intra-muros et découvre qu’il y a un vrai choix immobilier ici et que l’environnement est très bien ! La Varenne-Saint-Hilaire, Saint-Mandé, Nogent-sur- Marne, Bry-sur-Marne... Il y a beaucoup de jolis secteurs bordés par la Marne ou le bois de Vincennes.


Qu’est-ce que vous diriez à des clients hésitants ?
Pour être honnête, les prix à l’est commence à rattraper ceux de l’ouest. Mais comme je vous le disais, il y a un grand choix de propriétés et pour prendre un exemple, un très bel hôtel particulier à Nogent-sur-Marne de 600 m2 habitables avec un parc de 2000 m2 peut être mis sur le marché à 6 millions d’euros environ. Pour le même montant, à Neuilly-sur-Seine, vous avez la moitié de cette surface, pas de jardin et des prestations moindres.


Donc, l’est parisien est moins cher que l’ouest !
Pour les biens d’exception, oui. Mais en dehors de ceux-là, pas forcément sauf si l’on accepte de s’éloigner un peu !


Vous n’employez jamais le mot “agence” ou “atypique”…
C’est vrai, il y a des termes que je n’ai pas l’habitude d’employer car ils ont une connotation négative dans l’esprit d’une majorité de gens. Nous essayons réellement d’apporter un esprit et un service différent.


Comment voyez-vous l’immobilier évoluer ?
Pour l’instant, je suis plutôt optimiste. En effet, il n’existe aucun signe précis à notre “ niveau qui permettrait de penser qu’il va y avoir une accalmie dans les niveaux de prix ou une baisse du nombre de transactions. Nous constatons que la demande est stable. En revanche, nous avons davantage de contacts avec des clients étrangers, entre 20 et 30 % aujourd’hui. Malgré la hausse des prix continue depuis quelques années, le marché français reste moins cher que les autres marchés européens recherchés.


Et concernant l’est parisien ?
C’est une région qui a un fort potentiel, notamment en raison de sa surface et de la faible densité de population. La Seine-et-Marne est le plus grand département d’Ile-de-France. Les moyens d’accès continuent de se développer et de plus en plus de grandes entreprises y installent leur siège. Il y a de nombreux projets en cours et nous pouvons penser qu’il y aura de plus en plus de bâti dans les années à venir.


Les prix ?
Le budget d’acquisition de nos clients démarre à 600 000 euros et peut monter ” “ jusqu’à plusieurs millions. La moyenne des acquisitions se situe entre un et deux millions d’euros. Concernant ce marché, depuis deux ans, je n’ai pas constaté d’évolution sensible, ni à la hausse, ni à la baisse. Ce sont plutôt les petites surfaces qui ont subi une nette augmentation.


Comment envisagez-vous votre développement ?
Nous avons créé cette agence en s’inspirant du modèle américain “prestation de services” car dans ce domaine, ils sont en avance sur nous. La réactivité et l’écoute sont des éléments primordiaux pour nous. Nous tenons vraiment à élaborer avec nos clients des cahiers des charges très précis afin de répondre rapidement et qualitativement à leurs attentes et ce, dans la transparence. Internet est également un outil auquel nous attachons une grande importance et nous investissons beaucoup d’énergie dans cette voie.


Propos recueillis
par Nicolas de Rouyn

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